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Presse / A Lire du 19 juin

« Chefs d’entreprises : défendons l’Europe ! », exhorte Pierre Gattaz dans une tribune publiée dans L’OPINION (page 6). « La situation européenne devrait être au cœur de nos débats, or elle en est absente », regrette le président du Medef. « Comme chefs d’entreprise, nous savons que l’Europe n’est pas une option mais une nécessité », affirme-t-il. « Sa construction a permis à nos entreprises de se développer et d’être plus fortes. Cela a généré de la croissance, de la richesse pour tous, et des emplois. Le lien entre croissance et emplois, grâce à un marché intérieur plus for t, doit en permanence être rappelé », insiste Pierre Gattaz. « Nous devons nous donner une vision commune, une ambition partagée, qui mette l’entreprise au cœur du projet européen », parce que « dans un monde en mutation, l’entreprise est un élément d’adaptation et de stabilité qui apporte 80 % des solutions aux problèmes qui se posent », fait-il valoir. Pour Pierre Gattaz, « les entreprises européennes sont la clef de voûte indispensable pour la construction d’une Europe plus forte, plus unie, plus ouverte, plus humaine, plus respectueuse de l’environnement et fière d’elle-même ».

 
Loi PACTE : une forte ambition pour la croissance des entreprises. « Cette loi répond, en partie, à un grand nombre de demandes formulées depuis de longues années par le Medef », salue l’organisation dans un communiqué, citant particulièrement les « dispositions relatives aux seuils, qui constituent un vrai frein à la croissance des entreprises et qu'il faudra continuer à lisser, notamment jusqu'à 250 salariés ». Selon le Medef, « les incitations au développement de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié, notamment par la suppression du forfait social pour les entreprises jusqu’à 50 salariés ainsi que sur les accords d’intéressement jusqu’à 249 salariés sont une condi tion nécessaire de la diffusion de ces outils au sein des PME ». « Les différentes mesures de simplification que comporte le projet répondent à des difficultés rencontrées quotidiennement par les entreprises », affirme le Medef, pour qui « ces mesures devraient contribuer au développement de nos entreprises et à la croissance de notre pays ».  Par ailleurs, « le Medef souligne l’investissement des entreprises françaises en matière de responsabilité sociale et environnementale », rappelant que « l’OCDE comme les agences de notation extra-financières constatent la vitalité des engagements des entreprises françaises, y compris des PME, dans ce domaine, ce qui les place au meilleur niveau international ». En conséquence, « le Medef considère que modifier la loi pour transcrire cette exigence dans le code civil ne se justifie pas, et sera vigilant sur les conséquences juridiques d’une telle évolution ». LES ECHOS page 3, LE FIGARO page 20, L’OPINION page 1.

 
L'opinion bien disposée à l'égard de la loi Pacte. Selon un sondage OpinionWay et Comdata Group pour LES ECHOS (page 3), le gel des seuils sociaux et les mesures en faveur de la participation et l'intéressement sont accueillies favorablement par les Français. Ainsi 89 % des Français estiment qu'il est prioritaire ou important d'encourager le développement d'accords d'intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés, et le score atteint 86 % concernant l'épargne salariale dans les entreprises de moins de 50 salariés. Autre mesure emblématique du projet de loi Pacte, la suppression de certaines obligations faites aux entreprises quand leur effectif dépasse le seuil de 20 salariés est accueillie favorablement par 56 % des Français . De la même façon, l'octroi d'un délai de cinq ans aux entreprises pour la mise en œuvre des obligations liées au dépassement du seuil des 50 salariés est soutenu à 67 %. En revanche, l'objet social reste un débat très théorique aux yeux des Français, selon eux une entreprise doit avant tout (à 67 %) créer de l'emploi en France, quand le fait de contribuer à la préservation de l'environnement est relégué au second plan (11 % des personnes interrogées le citent).

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