Medef : A lire du 13 juin

« Merci beaucoup et au revoir » : c'est sur ces mots que Pierre Gattaz, a conclu hier sa dernière conférence de presse en tant que président du Medef. Le 3 juillet, son successeur sera désigné par l'assemblée générale de l'organisation. Pierre Gattaz lui a donné quelques conseils, et notamment celui de « recréer un lien nouveau avec les organisations syndicales ».

« Mais il faut relancer une nouvelle forme de dialogue social », notamment sur des thèmes comme « la formation, l'évolution des métiers etc... ». Pour la suite, Pierre Gattaz veut aussi que le Medef aide davantage les entreprises dans la mise en œuvre des réformes du Code du travail, de l'apprent issage.

Et qu'il s'intéresse aux questions sociétales. « L'entreprise doit s'engager sur l'égalité hommes-femmes, les quartiers, l'inclusion des réfugiés », a-t-il lancé. Au cours de sa dernière conférence de presse, Pierre Gattaz a également appelé à une réduction des impôts et charges et des dépenses publiques en France. LE FIGARO page 21.

 
Les sept piliers de la réforme des retraites. Dans une tribune publiée dans LES ECHOS (page 11), Claude Tendil, vice-président du Medef en charge du social appelle à redéfinir les fondamentaux de notre système de retraite. Selon lui, une réforme en profondeur doit respecter sept piliers fondamentaux. « Le premier pilier soutient des principes de lisibilité et d'équité », estime-t-il, expliquant qu’« il s'agit de mettre en place un système obligatoire universel de retraite par répartition, intégrant l'ensemble des assurés ». « Le deuxième pilier implique qu'à côté du système universel et obligatoire par répartition la sousc ription facultative de retraites par capitalisation soit facilitée en accordant le même régime fiscal et social aux produits d'assurance-retraite avec sortie en rente exclusive que les cotisations des régimes de retraite par répartition ». En outre, explique-t-il « le futur système devra constituer des réserves suffisantes par une contribution de chacun des régimes actuels, sans exception, et en veillant à ce que les réserves actuelles de certains régimes bénéficient à ceux qui les ont constituées. Ceci constitue le troisième pilier ». « Le quatrième pilier, poursuit Claude Tendil, doit conduire à clairement distinguer, d'une part, les droits acquis par le travail, dits ‘droits contributifs’, qui sont financés par les cotisations et, d'autre part, les droits o uverts au titre de la solidarité, dont le financement doit relever d'un impôt à assiette large ». « Le cinquième pilier suppose que, pour l'acquisition des droits contributifs, la répartition entre cotisations de l'employeur et cotisations des salariés doit être la même, quel que soit l'employeur, public ou privé ». De plus, « les cotisations employeur ne sauraient être la variable d'ajustement budgétaire de l'équilibre du système. Ceci constitue le sixième pilier ». Enfin, « le septième pilier : en cas de départ avant l'âge d'équilibre permettant d'assurer la pérennité du régime, une décote viagère devra être mise en place. Cela paraît d'autant plus acceptable que l'allongement de la durée de vie se concentre désormais sur les tranches d'âge au-delà de 60 ans ».

 
Retraites : les déficits vont perdurer, selon le COR. Le Conseil d’Orientation des retraites entrevoit une aggravation des besoins de financement par rapport à sa dernière prévision réalisée en novembre, à 0,2 point de PIB en 2022, soit de 4,5 à 5 milliards d’euros. En dessous de 1,5 % de gains annuels de productivité, le système demeurerait dans le rouge même après 2040. 316 milliards d’euros de ressources ont été mobilisées pour payer les pensions en 2017. LES ECHOS page 6, LE FIGARO page 24, L’OPINION page 4.

 
Les créations d'emploi progressent mais plus lentement. La France a créé 48.800 emplois de plus qu'elle n'en a détruits au premier trimestre 2018, selon les chiffres de l'Insee publiés mardi. Certes, c'est moins que les 107.300 créations nettes d'emplois observées au quatrième trimestre 2017. Mais, avec une hausse de près de 300.000 postes durant les 12 derniers mois, c'est un nouveau record atteint depuis dix ans. C'est dans le privé que le ralentissement est le plus marqué, avec une création nette de 47.700 emplois en début d'année, contre 114.800 au quatrième trimestre 2017. Côté fonction publique, l'Insee constate que les créations de postes se sont stabilisées (+ 1100 en net), après plusieurs mois de destructions en r aison de la baisse du nombre de contrats aidés. LE FIGARO page 20.

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