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La CGT menace de couper le courant aux entreprises qui licencient.

La CGT menace de couper le courant aux entreprises qui licencient. Invoquant la « convergence des luttes », la fédération énergie de la CGT veut faire grève pour un « nouveau service de l'électricité et du gaz » nationalisé, plus juste et plus protecteur pour les salariés et les sous-traitants. Le syndicat menace d'opérer « des coupures ciblées, en direction des entreprises où les employeurs licencient ou criminalisent l'action syndicale ». Le secrétaire général de la CGT-mines-énergie cite en exemple Carrefour, qui a lancé un plan de départs volontaires de 2 400 personnes touchant les activités du siège. « Dans notre pays, on ne fait pas la justice soi-même&nb sp;», critique Jean Gaubert, le médiateur national de l'énergie. Ces coupures sont illégales. « Faire grève est un droit. Ici, il s'agit d'une action visant à perturber le bon fonctionnement du service public, c'est clairement illégal », décrypte l'avocat Matthieu Seingier. Et l'exécution défectueuse du contrat de travail est une faute. Le syndicat prévoit des « temps forts » les 24 et 26 avril et le 1er mai. Il réfléchit à couper le courant sur des lignes d'alimentation de la SNCF, et des grévistes pourraient subtiliser les cartes SIM de concentrateurs d'Enedis pour empêcher la collecte des données sur des compteurs Linky.
Interrogé par LE FIGARO (page19), Jérôme Nanty, DRH du groupe Carrefour dans LE FIGARO dénonce cette menace qui « ne correspond pas à l'idée que l'on se fait d'un dialogue social constructif, d'autant qu'elle émane d'une fédération extérieure à la distribution. Il n'est pas responsable d'asséner à des fins politiques des contre-vérités sur la situation sociale chez Carrefour, alors que nous sommes sur le point de finaliser des accords avec les organisations syndicales sur le volet emploi de notre plan ».

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