Message d'état

Fonctionne en mode maintenance.

Adista : opérateur pour 300 entreprises "connectées"

Apte, Subtran, Pils…. comptent parmi les premières entreprises du parc Eiffel Énergie à être connectées au réseau très haut débit du département. Elles sont une dizaine de pionnières sur environ 300 à être déjà abonnées.

La communauté de communes du Bassin de Pompey a décidé d’accélérer son déploiement dans ses zones d’activité économiques en mettant la main à la poche : 1,4 M€, soit 50 % du coût des travaux.

Convention tripartite

C’était l’objet de la convention signée ce vendredi après-midi par le préfet Philippe Mahé, le président du département Mathieu Klein et le président de la Communauté de communes du Bassin de Pompey Laurent Trogrlic, heureux de renforcer la « capacité à innover » de ce « TEC » (Territoire économique connecté). L’élu a mis en avant les perspectives de développement en matière de Big Data, intelligence artificielle, robotique, internet des objets, téléassistance, notamment, qu’offriront les 34 kilomètres déployés dans les zones économiques du parc Eiffel Énergie.

« Ces opérations de grande envergure permettent de diminuer les coûts de raccordement », rappelle Mathieu Klein.

« Une étape importante qui marque l’ADN de ce territoire dynamique et audacieux », précise le préfet qui rappelle que le plan France Très Haut Débit prévoit de fournir à tous les usagers d’ici 2022, aux entreprises et services publics dès 2017.

Une action publique qui s’impose : au dernier classement de la Commission européenne, la France a rétrogradé à la 16e place et appartient désormais à la catégorie « des pays accusant un retard » en matière de numérique ».

« Le non-accès au numérique est un indicateur de déclassement », explique d’ailleurs le préfet Philippe Mahé.

Il ne reste plus aux entreprises du parc d’activités qu’à faire appel à un opérateur, pour en profiter, Adista en l’occurrence.

D’autres acteurs désireux de se positionner sur ce créneau ont assisté à la cérémonie hier.

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Numérique : le grand boom

 

Gilles CaumontDéjà 2 000 entreprises et plus de 10 000 emplois, dont 6 000 rien que pour le Grand Nancy : la filière numérique connaît une forte croissance en Lorraine. Ce n'est pas pour rien que le Sillon lorrain (qui regroupe Thionville, Metz, Nancy et Épinal) a obtenu en juin le label French Tech, décerné à ceux qui concourent au développement des start-up françaises.

À la clé : une image, mais aussi des financements pour développer "l'écosystème numérique" que François Werner, vice-président à la CUGN, appelle de ses voeux. L'objectif est de créer 120 nouvelles PME dans ce secteur et de doubler les emplois dans les six ans. Et ce en s'appuyant sur les points forts de l'économie locale : la santé, les matériaux, le e-commerce et la gestion énergétique.

Dans l'agglomération nancéienne, plusieurs sociétés, qui n'ont de start-up que le nom, connaissent une croissance fulgurante. Opérateur de services hébergés à Maxéville, Adista a doublé ses effectifs depuis trois ans avec une croissance à deux chiffres depuis huit ans (63 millions de chiffre d'affaires prévus cette année). L'entreprise emploie un peu plus de 300 personnes (la moitié à Maxéville) et se dit "en recherche permanente" de nouvelles compétences. Une quinzaine de postes y sont à pourvoir : "Des ingénieurs et des techniciens très spécialisés (administrateurs système, ingénieurs télécoms, développeur de sites Web, de systèmes d'hébergement et d'applications...), bref, des geeks de haut niveau", explique la DRH, Marie Le Guernigou. Deux autres exemples : Pharmagest, filiale du groupe de conseil santé Welcoop, basée à Vandoeuvre et prestataire du monde de la santé, recrute des chargés de développement réseau, des informaticiens, des contrôleurs de gestion... Évoluant dans l'univers du big data, Xilopix, à Épinal, recherche sept ingénieurs confirmés dans le génie logiciel et le développement d'applications pour le Web.

Un partenariat avec Artem : Artem Insight

La 3e édition d'Artem Insight, opération d'immersion proposée aux étudiants de l'alliance nancéienne Artem s'est déroulé du 30 novembre 2015 au 4 décembre 2015. Si les entreprises sont en grandes majorité concernées par cette semaine dite de la créativité et de l'innovation, les collectivité locales sont souvent peu représentées. Exception cette année avec la participation de la commune de Maxéville.

Déjà impliquée dans un partenariat avec l'école de coaching de l'ICN, la ville de Maxéville s'est récemment rapprochée de l'alliance Artem pour proposer aux étudiants des écoles ICN, Ensa-Mines, une mission originale dans le cadre de l'opération "Artem Insight" qui regroupe près de 50 groupes de travail.

Il s'agit de mettre les étudiants dans la position de consultants capables d'analyser et de traiter une problématique particulière. S'appuyant ainsi sur les compétences d'un groupe de huit étudiants des trois écoles, la ville de Maxéville leur a demandé de réfléchir sur les liens que la commune pourrait développer avec les entreprises installées sur son territoire.

Pour Christophe Rackay adjoint au maire délégué à la vie économique, l'enjeu est de taille, il en va de l'attractivité d'un territoire particulièrement dynamique même si le volet compétence économique est du ressort de la Communauté urbaine du Grand Nancy. "Les conclusions de l'enquête des étudiants cont être précieuses car ils ont un regard extérieur et indépendant. Ce partenariat entre la collectivité et nos entreprises s'annonce gagnant-gagnatnt, c'est important pour nos concitoyens car nous avons un taux de chômage de l'ordre de 20%", précise l'élu qui n'a pas pu dévoiler les actions envisagées.

"Les collectivités locales ont besoin de ce type de vision pour mener à bien leur projet de ville", assure l'élu maxévillois. Pendant cinq jours, les jeunes d'Artem ont effectué une véritable opération immersion au sein du tissu économique et artisanal de la commune. "Ils nous ont établi un diagnostic et préconiser des choses à améliorer." Les compétences transverses des ingénieurs, managers et artistes-designers présents au sein de l'alliance Artem permettent d'apporter un regard neuf sur une problématique donnée. "Cela ne peut être qu'enrichissant et grâce à l'état des lieux établi, nous allons pouvoir peaufiner notre politique." Une politique, notamment, d'attractivité basée sur les petites entrepreneuriales présentes sur le territoire maxévillois mais encore trop peu souvent connues.

En tout cas, les atouts de la commune sont nombreux car elle est considérée au Nord comme une porte d'entrée d'agglomération sur l'axe Metz-Luxembourg avec la zone d'activité Porte Nord et de l'autre sur l'axe Toul-Paris la zone d'activités Saint-Jacques.

Au total, près de 700 entreprises et des centres de formations solides comme le CFAI de l'industrie. Maxéville veut consolider ses partenariats avec les acteurs économiques.

Article de l'est républicain

Adista règne sur le cloud

Gilles CAUMONT Président Adista

Cloud en anglais, nuage en français, est un terme qui désigne une technologie permettant de mettre sur des serveurs informatiques basés un peu partout, des données ou des logiciels auparavant stockés dans les ordinateurs d’une entreprise, d’une administration, d’un particulier.

« L’informatique, avant, c’était des ordinateurs qu’on installait dans des entreprises. Maintenant, on travaille de plus en plus à distance, on vend l’informatique en tant que service, en travaillant grâce à la fibre optique, avec des data centers, des centres de traitement de données informatiques », explique Gilles Caumont, 59 ans, patron de la société Adista, dont le siège est situé sur le site Saint-Jacques 1, à Maxéville, et qui vient d’ouvrir son septième data center en France, à Bourges.

Incroyable réussite que celle d’Adista ! À la fin des années 90, alors que son entreprise RMI, Réalisation microélectronique informatique, venait de boire le bouillon, Gilles Caumont a imaginé un nouveau business model, persuadé que l’informatique allait quitter le monde des entreprises pour devenir un service, une ressource à consommer.

Il s’est lancé dans l’hébergement de serveurs, et s’est positionné parmi les pionniers de la convergence entre informatique et télécommunication.

45 % du CA vient des collectivités locales

Adista héberge aujourd’hui un grand nombre de collectivités locales, d’administrations, de services d’incendie et de secours, comme celui de Meurthe-et-Moselle. 45 % de son chiffre d’affaires vient de là.

La société possède 24 agences réparties dans toute la France, gère sept data centers, dont deux à Maxéville, emploie 190 personnes dans l’agglomération nancéienne, 380 en France, bientôt 400.

« Nous ouvrons des data centers de proximité, car une PME apprécie de savoir ses données relativement proches, et pas à l’autre bout du monde. Ce critère psychologique est important, cette notion existe encore », explique Philippe Paci, directeur marketing d’Adista.

Un retard à combler

Le maire de Maxéville, Christophe Choserot, témoigne « qu’en mairie, c’est fini, on n’a plus d’informaticiens. Toutes nos données sont hébergées chez Adista. En termes de maintenance, c’est très souple ».

Gilles Caumont assure que « demain, les entreprises n’utiliseront quasiment plus que des services informatiques externalisés. Les PME françaises sont en retard par rapport à d’autres pays. Alors que les utilisateurs sont prêts ! L’idée est d’aider ces petites et moyennes entreprises à combler le retard… »

Le marché est énorme. De quoi faire grimper Adista sur un petit « nuage ».